Construire sa maison tout seul: quels sont les risques d'une autoconstruction?

les risques de construire sa maison soi-même : Construire sa maison tout seul: quels sont les risques d'une autoconstruction?

Se lancer dans l’aventure de l’auto-construction est un pari risqué sur l’avenir. En effet, quand bien même le fait de construire sa maison soi-même procure bien des avantages au propriétaire et maître d’ouvrage, le procédé de l’auto-construction n’est pas sans risques.

Ceux-ci relèvent soit de la construction proprement dite, soit de la sécurisation juridique de l’opération pour l’avenir.

Les risques inhérents à l’auto-construction proprement dite


Assumer soi-même la construction de sa maison demande beaucoup d’énergie, de patience et de force physique. La gestion du chantier de construction est une épreuve éreintante qui réclame du temps et de la concentration.

Les risques en termes de gestion des délais de construction


Le premier risque pour l’auto-constructeur est ainsi de se trouver rapidement débordé par l’ampleur des travaux qui l’attendent. Le risque est d’autant plus grand lorsque le maître d’ouvrage et maître d’œuvre exerce un métier en parallèle de son chantier de construction.

Les risques en termes de sécurité sur le chantier


Le second risque a trait à la sécurité et à l’intégrité physique de l’auto-constructeur. Il doit en effet faire preuve d’une grande prudence dans la réalisation des travaux car le risque d’accidents est élevé, d’autant plus s’il n’est pas assisté par des professionnels.

Les risques de malfaçons, de qualité de construction de la maison


Un troisième risque est lié à la qualité de l’ouvrage immobilier en construction. Lorsque l’auto-constructeur ne dispose pas des compétences techniques requises, la maison construite risque de connaître des malfaçons. Celles-ci sont particulièrement dangereuses et risquées lorsqu’elles touchent au gros œuvre, c'est-à-dire aux fondations de la maison.

Les risques en termes d’organisation pour l’auto constructeur


Enfin, il est un dernier risque qui concerne la gestion du temps sur le chantier. Les travaux de construction étant très prenants, l’auto-constructeur encourt le risque de délaisser sa vie familiale et ses proches en étant omniprésent sur le chantier.

Les risques liés aux garanties légales


L’auto-construction engendre des risques juridiques pour le propriétaire et les acquéreurs successifs, en cas de revente de la maison.

Garantie décennale : elle n’existe pas en auto-construction


La maison auto-construite ne jouit en principe pas de la garantie décennale.
La raison en est que celle-ci s’applique uniquement dans le cas où une maison a été construite et livrée par un constructeur d’ouvrage qui est différent du maître d’ouvrage.

Au sens de l’article 1792 du Code civil, le constructeur d’ouvrage est soit l’entrepreneur, soit l’architecte, soit un technicien opérant en qualité de maître d’œuvre. En clair, le fait que vous soyez votre propre constructeur vous prive de la garantie décennale, qui est pourtant censée vous prémunir contre les vices cachés et malfaçons de l’ouvrage immobilier pendant 10 ans à compter de sa réception.

Assurance dommage-ouvrage : cela ne fonctionne pas en auto-construction


Puisque la maison auto-construite ne bénéficie pas de la garantie décennale, a fortiori elle n’est pas assurable en assurance dommage-ouvrage. Vous aurez ainsi des difficultés à revendre votre maison puisque l’acquéreur potentiel sera réfractaire à l’idée de ne pas jouir de l’assurance dommage-ouvrage sur la maison, en cas d’acquisition.