Maison basque: un style de maison symbole du sud-ouest

maison basque : Maison basque: un style de maison symbole du sud-ouest

Au sein de la région basque, la maison et son architecture typique occupent une place centrale.
Parmi les différents types de maison à vendre, la maison basque est un véritable symbole de cette société du sud-ouest mais surtout de son architecture. Les propriétaires y sont donc très attachés et y portent le plus grand soin.

Maison basque: à quoi ressemble ce type de maison?

Quand on parle du pays basque, au-delà de leurs spécialités culinaires, de son océan atlantique attirant un grand nombre de surfeurs et de ses populaires fêtes de Bayonne, on pense directement aux maisons basques, originales et typiques.

Ces maisons sont considérées de typiques car on ne les retrouve nul part ailleurs que dans le pays basque, comme en témoigne leur nom symbolique issu de la langue basque.
En effet, aussi appelées « Etxe » en basque, ces habitations pour la plupart blanches et rouges font bénéficier à tout le pays basque d’un charme supplémentaire, d’une véritable singularité architecturale.

Ces maisons bicolores ou parfois nommées « labourdines » ont toutes les mêmes caractéristiques, à quelques détails près, créant alors une harmonie architecturale dans toute la région du sud-ouest. Souvent, elles possèdent qu’une seule façade comportant des ouvertures, orientée à l’est, et trois autres façades nues, sans décoration.
Ce système sert à protéger les maisons basques et ses habitants des intempéries. En effet, seule la façade est sera ouverte et décorée, façonnant alors une partie de l’identité architecturale des maisons basques.
Sur sa carte d’identité on trouve également les autres caractéristiques propres à la maison basque, qui sont respectivement ses façades blanchies à la chaux et ses colombages rouges.

Côté architecture, qu’en est-il de ces façades et colombages si singuliers ?

La maison basque a une façade blanchie...

En opposition avec les techniques de construction des maisons en pierre, les Basques préfèrent la chaux blanche à la pierre apparente. En effet, les seuls endroits où on peut trouver de la pierre à l’état brut c’est au niveau des encadrements des ouvertures, portes ou fenêtres.
Sinon, la pierre des façades est recouverte de chaux blanche, donnant cet aspect pur très blanc et pur, même s’il sera recouvert des colombages rouges.
On pourrait être tenté de les rapprocher des maisons grecques ou des habitations que l’on peut retrouver dans des villes d’Espagne comme Cadaquès.

Leur point commun pourrait être cette extrême blancheur de façade, mais le fait que dans le pays basque elle soit contrebalancée par d’imposants colombages rouges, cela marque une fois de plus sa singularité. Aucune autre maison ne peut ressembler aux maisons basques.

Néanmoins, une façade recouverte de chaux blanche a ses inconvénients. Afin que la mousse ne prenne pas le dessus et que le blanc ne devienne pas gris, les propriétaires de telles maisons doivent être prêts à les entretenir. Il faut veiller à passer très régulièrement des coups de nettoyeur à haute pression pour nettoyer en profondeur et éviter que la moisissure attaque trop la façade. 

Cependant, la singularité des maisons basques est également édifiée par les gros linteaux de bois que l’on retrouve sans exception à côté de chaque portée d’entrée, mais aussi ses fameux colombages rouges. 

avec des colombages rouges…

Voici une autre caractéristique des maisons basques. Ces colombages sont si importants car ils proviennent tout droit de l’ancêtre de la maison basque. C’est parce qu’autrefois elles étaient construites en ossature bois que les colombages existent aujourd’hui, étant alors le détail traditionnel et typique de ces maisons. La question est pourquoi la couleur rouge cœur de bœuf de ces colombages est si typique et si importante dans le société basque ?

Une fois de plus, l’explication prend sa source dans les temps lointains. A l’origine, les poutres de bois servant de colombages étaient recouvertes de sang de bœuf aux vertus insecticides. De nos jours, les techniques ont changé, la modernité s’est imposée mais la couleur rouge sang reste ancrée dans l’architecture basque. Malgré l’unicité de chaque maison, il existe donc véritablement une structure générale et une architecture similaire dans toute la région du sud-ouest. Même si les maires peuvent tolérer de très légers changements au niveau de l’architecture, gare à ceux qui tenteraient de faire construire leur maison sans respecter les caractéristiques très singulières des maisons basques traditionnelles. 

Par exemple, au-delà des façades à la chaux blanche et des colombages rouges, on trouve l’exigence d’une grande pièce centrale intérieure ou d’un long couloir qui donne accès aux autres pièces de la maison. L’architecture intérieure est donc tout aussi primordiale. Enfin, la maison basque est posée sur le sol telle quelle, sans fondation.

On parle de la maison basque par excellence, mais ne devrions-nous pas parler des maisons basques ?

Puisque la maison basque a différentes origines, pourquoi ne pourrait-elle pas se décliner en plusieurs types?

En effet, il n’existe pas qu’un seul type de maison basque mais trois, qui s’apparentent aux trois provinces du pays basque. 

Faisons un petit point sur ses origines avant de constater qu’il existe différents types de maisons basques.

Même si c’est à partir du XVIe siècle qu’apparait de manière globale la maison basque que nous connaissons aujourd’hui, on trouve quelques vestiges des premières maisons basques au Moyen-Age.

L’agencement intérieur de ces maisons provient de cette époque où le travail de la terre, les récoltes et les techniques d’isolation naturelles existaient encore.
Par exemple, les maisons basques sont munies de balcons au niveau du grenier car à l’époque ils avaient pour usage d’y faire sécher le maïs. Toute l’architecture provient de coutumes ancestrales.

Comme dit ci-dessus, les premières maisons basques étaient construites en bois, d’où l’existence des colombages. Mais, peu solides et victimes de nombreux incendies, la structure a dû changer pour se renforcer avec de la pierre notamment.
De bois à pierre recouverte avec de la chaux blanche, la structure de la maison basque a donc évolué pour se parfaire au fil des années. Le profil de maison basque qui se dessine alors dans cette ère contemporaine est le résultat d’une longue histoire et d’améliorations, voilà pourquoi elles sont aujourd’hui une catégorie remarquable de maisons à elles seules. B
ien qu’en réalité, il en existe plusieurs types.

Maison basque: la maison labourdine

Formant le pays basque français, on trouve les provinces de la Labourde, de la Basse-Navarre et la Soule.
Même si les maisons dites « labourdines » sont les maisons basques les plus populaires, il en existe deux autres types, correspondant aux deux autres provinces. Tandis que la maison labourdine est caractérisée par ses façades blanchies à la chaux et ses colombages rouges,

Maison basque: la maison bas navarraise 

Le deuxième type de maison basque est la maison dite « bas-navarraise » est caractérisée par des pierres de grés rose et rouge sur les façades.

Maison basque: la maison de type souletin

On reconnait enfin les maisons de type souletin par leur superficie inférieure aux autres et leur toiture en ardoise. Néanmoins, même s’il est important d’avoir connaissance des trois catégories de maisons basques existantes, les maisons que l’on retrouve le plus fréquemment au sein du paysage du sud-ouest de la France sont les maisons labourdines décrites ci-dessus.

Même si les maisons basques ont traversé les siècles, sont-elles toujours d’actualité?

Et, quel sort leur est réservé pour le futur ?

Sur le marché immobilier, on voit encore un grand nombre de maisons basques et nombreux sont les futurs propriétaires qui souhaitent en acquérir ou en faire construire une. Cette popularité croissante est d’ailleurs sûrement due depuis quelques années à l’engouement des français pour le surf, les paysages landais et le mode de vie de la côté basque. Mais, quel avenir est réservé à ces maisons basques à l’architecture si singulière ?

Les maisons basques sont les sujets d’une grande évolution architecturale

En effet, de l’habitat rural des XVIII et XIXe siècle, seule l’enveloppe extérieure a survécu. Les couleurs ont changé et si l’on aurait pu croire que le fameux rouge sang des colombages n’aurait jamais vieilli, il en est autrement.
Aujourd’hui la nouvelle bourgeoisie a imposé ses couleurs, dans des tons pastels, plus douces. Même si la maison basque traditionnelle est blanche et rouge, on voit de plus en plus de bleu, de vert ou de rose clair sur les façades.
On ne peut alors nier que la modernité et le mode de vie actuel pousse au changement.

Nombreux sont les architectes qui proposent de nouveaux types d’habitations basques et qui s’opposent aux modèles ancestraux. Dans le futur, il est alors évident que les maisons basques évolueront encore, comme cela a été le cas depuis des siècles.

Les maisons de type basque restent majoritairement un style développé dans le sud ouest 

Cependant, évolution ne veut pas dire révolution. Les maisons basques, même si elles seront peut-être les victimes de petits changements, resteront toujours fidèles à un archétype bien défini. Façades blanchies à la chaux et colombages rouges ne mourront pas si vite, la maison étant importante dans la culture basque.

Pour certaines personnes, il peut être étonnant que la maison occupe une place si importante dans la culture d’un peuple bien défini car après tout, une maison c’est un tas de béton destiné à protéger les habitants de l’extérieur.
Mais, à cause de sa fonction d’origine, la maison basque forge l’identité culturelle des basques et devient un lieu presque sacré pour eux.
En effet, la place de la maison basque dans les familles de l’époque était conséquente. Peu de maisons étaient en vente car elles étaient au cœur de successions lignagères. La maison basque se transmettait de père en fils ou en fille et elles portaient même parfois le nom de famille des propriétaires. La maison était alors personnifiée et la famille y était plus qu’attachée.