Quel statut choisir pour exercer la profession d’agent immobilier?

le statut d'agent immobilier  : Quel statut choisir pour exercer la profession d’agent immobilier?

Contrairement à ce que pensent la plupart des néophytes, les métiers de l’immobilier ne se cantonnent pas exclusivement à la profession d'agent immobilier. En effet, divers statuts juridiques permettent d’évoluer valablement dans ce secteur selon ses convenances.

Zoom sur ces différentes facettes d’exercice possible des métiers du foncier.

Définition préliminaire d’un agent immobilier

Le statut d’agent immobilier répond à une définition légale très précise qui ne peut s’appliquer à tous les intervenants de ce secteur.
Ainsi, pour faire définitivement la part des choses, il conviendra de retenir qu’un agent immobilier est une personne physique ou une personne morale remplissant un certain nombre de critères légaux et détentrice de la carte professionnelle de transaction immobilière délivrée par la Préfecture (depuis le 1er juillet 2015, ce sont les Chambres de commerce et d’industrie qui délivrent ces cartes).

Le statut d’agent immobilier proprement dit

Grâce à la détention de sa carte professionnelle de transaction immobilière, l’agent immobilier a toute latitude pour endosser le statut d’intermédiaire légal pour tous les types de transactions immobilières (ventes ou locations).

Dans cette perspective, il dispose d’une liberté quasi absolue dans la manière de structurer son activité : ainsi, il pourra par exemple opérer en toute indépendance sur le secteur, et être ainsi agent immobilier à son compte ou au contraire choisir d’intégrer un réseau d’agences déjà bien implantées dans le cadre d’une franchise.

S’il est évident que dans cette dernière hypothèse, les principaux avantages résident pour l’agent dans la possibilité de profiter de la renommée du franchiseur et donc de sa clientèle préconstituée ainsi que de son savoir-faire, en revanche, ce statut peut présenter pas mal de contraintes tant au niveau financier qu’organisationnel.

Ainsi par exemple, il se peut que le franchiseur exige de tous ses franchisés la réalisation obligatoire d’un certain montant de chiffre d’affaires sous peine d’exclusion du réseau.

Quant au volet organisationnel, il arrive souvent que le franchiseur impose un certain standing au niveau de la structuration par exemple des locaux de l’enseigne ou encore des moyens à déployer pour exercer le métier (imposition d’une certaine catégorie de logiciels pour le traitement de la pige ; obligation de disposer d’un parc de véhicules d’une certaine catégorie pour faciliter le travail des négociateurs etc.).

Pour ce qui est de l’exercice du métier en toute indépendance, l’un des principaux avantages réside dans la liberté totale d’organisation. En revanche, côté inconvénient, il est évident que l’absence de renommée peut être, en tout cas au départ, un frein à la renommée et au développement de l’agence immobilière.

Le statut d’agent commercial ou mandataire immobilier

Mis à part le statut d’agent immobilier à proprement parler, il est également possible d’évoluer sur ce secteur en optant pour le statut d’agent commercial. Ce statut d'agent commercial immobilier permet en effet d’agir aux mêmes fins que l’agent immobilier (négociations pour la vente ou la location de biens immobiliers) mais en qualité de simple mandataire.

Autrement dit, l’agent commercial négocie, voire conclue les contrats mais au nom et pour le compte de l’agent immobilier.

Eu égard à ces perspectives, ce statut permet donc en réalité de devenir un collaborateur indépendant de l’agent immobilier.
Les avantages : l’indépendance bien évidemment.
L'agent immobilier mandataire est quant à lui souvent dépendant d'un réseau de mandataires immopbiliers et travaille généralement de chez lui.

Le statut d’auto-entrepreneur

Le statut d' agent immobilier auto-entrepreneur permet d’évoluer dans un cadre au régime juridique très simplifié, idéal pour celles et ceux qui entendent démarrer leurs nouvelles activités dans un climat serein et très peu exposé aux risques du métier.
Mais comme toute médaille a son revers, les principaux inconvénients dans cette formule résident dans le plafonnement légal du chiffre d’affaires (pas plus de 32 900 euros), les modalités d’imputation des charges sociales (calculées non pas sur le bénéfice net mais sur le chiffre d’affaires !), ainsi que le mode de rémunération.
En effet, l’agent commercial est rémunéré à la commission.
Autrement dit, s’il réussit à faire aboutir une négociation, tout ira pour le mieux, mais dans le cas contraire, aucun revenu ne pourra être espéré…

Le statut de négociateur salarié

Dernière hypothèse possible pour embrasser la profession immobilière, le statut d'agent immobilier salarié permet d’entrer également en collaboration avec l’agent immobilier.
Bien que négociant également pour le compte de l’agent, le négociateur salarié, à la différence du mandataire immobilier, perçoit cependant un salaire périodique fixe ainsi qu’éventuellement une petite commission sur les transactions.
Malgré cet avantage notoire, il convient toutefois de souligner que le salaire ainsi versé est défalqué quasi systématiquement sur les éventuelles commissions perçues.

Une situation qui oblige ainsi les négociateurs à s’impliquer davantage pour réaliser toujours plus de ventes s’ils veulent toucher leurs pourcentages.